A propósito da Mulher e do futuro... Vi no jornal Nouvel Observateur um artigo irónico sobre um autor (actual) das Cartas da (conventual/eventual) freira de Beja. Aqui vai, com votos de FELIZ ANO NOVO. E amizade.
«La Religieuse portugaise» enfin dévoilée
Par Pierre Jourde (Écrivain)
Vous avez besoin d'une idée de cadeau pour les fêtes ? Un truc un peu kitsch à offrir à votre belle-sœur ? Le service à avocats, la chancelière pur acrylique écossais, vous l'avez déjà fait. Il vous faut du neuf. Les éditions Elytis ont ce qu'il vous faut. La parution de l'objet, il y a quelques mois, m'avait échappé. En tombant dessus, j'ai su que c'était ça. J'avais trouvé l'objet rare.
On connaissait cet admirable texte du XVIIe siècle, les Lettres portugaises (que l'on appelle souvent aussi Lettres de la religieuse portugaise). En revanche, on n'avait pas de certitude absolue quant à son auteur. Désormais, le doute est levé. L'auteur des Lettres portugaises, mesdames et messieurs, c'est Philippe Sollers.
Si l'on en croit du moins le nom d'auteur qui figure sur la couverture. En fait, il y a deux noms d'auteur : Guilleragues, et Philippe Sollers. C'est écrit comme ça, au-dessus du titre : Guilleragues & Philippe Sollers. Pour Guilleragues, l'attribution n'est pas absolument certaine. Alors pourquoi pas Philippe Sollers ? Philippe Sollers, comme il l'explique lui-même volontiers, est le seul à avoir vraiment compris Rimbaud, Heidegger, Nietzsche et Artaud, c'est quasiment lui qui a écrit leurs œuvres, alors, tant qu'on y est, autant ajouter Lettres portugaises. On peut même se demander s'il n'y a pas un complot social pour dissimuler le fait que Philippe Sollers est le véritable auteur des Lettres portugaises. Suivez mon regard.
Par ailleurs, cette même couverture permet de découvrir le véritable titre de l'œuvre. En grosses capitales, façon devanture clignotante de cinéma, LETTRES D'AMOUR. Plus petit, en cursive : de la religieuse portugaise. Il est vrai que Lettres portugaises, ou, pire, Lettres de la religieuse portugaise, commercialement, c'est moyen. Ça sent l'eau bénite et le pensum. Tandis que Lettres d'amour, par Philippe Sollers, inscrit dans un cœur, sur fond rose, avec des rinceaux, c'est autrement vendeur. Bon, par Guilleragues aussi, et d'une religieuse portugaise, si on tient absolument à ces détails.
Eunice a 30 de Dezembro de 2009 às 15:01